Choisir ses couleurs
Inutile d’acheter soixante tubes. Une palette courte, bien comprise, mélange mieux qu’une boîte entière.
Une palette de départ
- Blanc (titane : très couvrant à privilégier; zinc : plus transparent, moins « plâtre »). Il faut choisir un blanc de bonne qualité, c'est un des éléments clés de la qualité de l'oeuvre.
- Les trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu. Elles sont indispensables pour créer toutes les autres couleurs.
- Ocre jaune, terre de Sienne brûlée
- Outremer, et un bleu phtalo
- Un vert franc (optionnel : on le mélange souvent)
- Noir d’ivoire n'est pas indispensables, mais peut être utile. Un bleu type prusse ou un violet sont mieux d'un point de vue couleur
- J'utilise souvent un bleu ciel, pour aller plus vite, mais c'est un choix personnel.
C’est assez pour des natures mortes, des paysages, des portraits en aplats. Ajoutez plus tard un violet, un orange, un rose selon vos sujets.
Le piège du séchage
Beaucoup de gouaches s’éclaircissent en séchant (la charge blanche reprend le dessus). Certaines extra-fines restent plus fidèles. Faites un nuancier : posez une touche, notez le nom, laissez sécher, comparez. Mais avec l'habitude, on y va plus franchement et on ne fait plus de nuancier.
Le blanc dans tous les mélanges donne vite un aspect crayeux, « gouache scolaire ». Pour éclaircir un rouge, testez d’abord un jaune ou un ocre ; gardez le blanc pour les lumières franches et les rehauts.
Préférez les séries extra-fines si vous visez la tenue de la couleur à la lumière. Si vos moyens sont limités, surtout achetez un bon blanc et des couleurs primaires.