Travailler l’aquarelle
L’aquarelle est l’un des sujets les plus recherchés sur ce site après « cours de dessin ». Peu de matériel, une beauté parfois mystérieuse, et un moyen fantastique de réaliser des études, croquis et esquisses en couleur en pleine nature — ou au calme dans l’atelier.
Nous allons explorer les possibilités de l’aquarelle en évitant les stéréotypes et les a priori.
Le matériel
Il faut relativement peu de matériel pour peindre à l’aquarelle. L’investissement est raisonnable : pour le prix d’une bonne paire de chaussures de jogging, vous voilà très bien équipés.
Il vous faut une boîte d’aquarelles. Rien ne sert de commencer avec beaucoup de godets ou de tubes, ni des extra-fines si c’est pour du croquis. Avec 12 à 18 demi-godets d’aquarelle super-fine, vous voilà parés.
L’aquarelle se vend sous deux formes : tubes ou godets. Les godets, bien rangés dans leur boîte, sont très pratiques pour les esquisses et le travail dehors. La présentation en godet ne facilite pas le mélange en grande quantité : pour les grands formats, on privilégiera les tubes. La présentation en tubes est plus polyvalente. On peut aussi combiner les deux.
On ajoute 2 ou 3 pinceaux pour aquarelle, souvent en petit-gris : grand pouvoir d’absorption (réserve) et pointe fine pour les détails.
Enfin, un bloc de papier aquarelle grain moyen, et de petites fournitures : éponges naturelles, cotons-tiges, plume et encre de Chine. On pourra aussi prévoir un tube de gouache blanche (bonne qualité, type Linel) pour les rehauts, corriger certaines erreurs ou rendre des effets d’embruns.
Le papier
Le papier est cher à l’aquarelle. Il faut un papier qui résiste bien à l’eau, de fort grammage, et qui n’altère pas les couleurs. En pratique on utilise du papier chiffon (fibres de coton), qui résiste très bien au détrempage. Au début ou en promenade, un papier en bloc évite le gondolage (côtés encollés). Plus le grain est fort, plus le travail est peu précis, mais avec de jolis effets dus au papier.
On peut aussi employer des papiers non vendus pour l’aquarelle : papiers apprêtés pour la gravure (Rivoli de fort grammage, par exemple). Penser aussi aux papiers ivoire, pour changer du blanc.
Si le papier gondole :
- Soit vous employez trop d’eau — la peinture à l’eau n’implique pas de transformer la feuille en piscine (sauf techniques particulières). Maîtrisez la quantité d’eau dans le pinceau.
- Soit vous utilisez un papier trop léger — en dessous de 200–300 g/m², le papier gondole. On le tend avec de la bande gommée au préalable. Après peinture, humidifier légèrement et mettre sous presse entre deux buvards.
Voir aussi la fiche trucs et astuces à l’aquarelle.
Qu’y a-t-il dedans ?
L’aquarelle est composée de pigments finement broyés collés avec de la gomme arabique. Elle est assez souple (on peut y faire une marque à l’ongle).
Elle se dilue à l’eau même après séchage : on peut donc la laver partiellement. On lave les pinceaux à l’eau et au savon.